Adoption du projet de loi de finances portant budget de l’Etat pour l’année 2020 par la CAEF de l’Assemblée nationale

Le projet de loi finances portant budget de l’Etat pour l’année 2020, s’équilibre en ressources et en charges à 8061 milliards Fcfa, soit une progression de 9,9% par rapport au budget de 2019. Il a été adopté ce vendredi 22 novembre 2019, au-delà de 3h 30mn, à la majorité des membres de la Commission des Affaires Economiques et Financières (CAEF) de l’Assemblée nationale. Ce budget qui marque le basculement de la Côte d’Ivoire en mode budget-programmes a été adopté à l’issue d’intenses débats entre les parlementaires et les membres du gouvernement qui ont pendant trois jours défilé à l’hémicycle, par vagues successives, pour justifier les dotations budgétaires sollicitées et allouées pour accomplir leurs missions. Après les analyses sectorielles, les députés ont pu appréhender dans son ensemble le projet de budget 2020 à travers l’exposé des motifs présentés par le Ministre auprès du Premier Ministre chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat, Moussa Sanogo. Son intervention a porté pour l’essentiel sur le budget de l’année 2020 et sur l’annexe fiscale. Moussa Sanogo a marqué sa satisfaction à la fin de la session, soulignant la qualité des échanges qui, nonobstant les difficultés liées à ce genre de processus, participe du renforcement de la transparence et de la bonne gouvernance. Il a indiqué avoir pris bonne note des recommandations qui ont été faites en matière de gouvernance. Concernant les problématiques liées aux indicateurs de performance, il a traduit sa foi qu’ils vont s’améliorer avec le temps, notamment quand il sera soumis à l’Assemblée nationale pour examen. Moussa Sanogo note également avec satisfaction une convergence de vue sur la question de la pression fiscale. « Nous devons déployer des efforts pour améliorer notre taux de pression fiscale. C’est à cela que le gouvernement s’attèle notamment, avec le plan de rationalisation des exonérations », a souligné le ministre. Concernant les concours aux collectivités jugés nettement insuffisants, il a indiqué que c’est la vision globale de la déconcentration, « mais il faut aussi apprécier à l’aune des espaces budgétaires qui se dégagent lorsqu’on a fini d’identifier et de prendre en charge les dépenses incompressibles de l’Etat. »